AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Panégyrique de la fondante et autres trucs [Flavio]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
USA / Allen J.

avatar

Messages : 19
Date d'inscription : 20/08/2016

MessageSujet: Panégyrique de la fondante et autres trucs [Flavio]   Dim 1 Jan - 20:21

Le principal et sans doute réel point commun entre Allen et Alfred, c’est leur incroyable propension à l’autocentrisme. Le monde a un centre, voyez-vous, et rien n’a réellement grande importance hormis les quelques âmes qui y sont rattachées. C’est un sas hermétique… Mais parfois, rarement, il y a, même dans les nébuleuses les plus impénétrables, une faille d’où suinte une voie ténue mais royale.

Ce qui l’avait mené, cette nuit-là, jusqu’en territoire italien, tenait en quelques mots. Juste un message reçu entre deux ruelles de son quartier, pendant une bordée qui n’avait autre but que de casser pour casser et démolir pour démolir, juste parce que le quartier américain s’y prêtait, que chacune de ses parcelles suintait l’acrimonie, et où les rues étaient aussi dégueulasses que la situation actuelle dans le monde merveilleux des bisounours.

C’était un message laconique. Une localisation, deal with it. Mais de l’expéditeur du message, USA n’avait pas de nouvelles depuis un moment, et avait, finalement, renoncé à en attendre. Il ne suivait pas vraiment, faut dire…… De ce qui pouvait toucher aux desseins du Tout et de ses conséquences, Allen ne savait rien et ne voulait surtout en savoir que dalle. Ce qu’il déduisait, ce qu’il apprenait, ce qu’il entendait, il l’enfermait en lui avec une fermeté brusque, pour en ignorer soigneusement l’existence même, dans la même boîte que celle où croupissait cette putain de pensée parasite qui soufflait sans discontinuer depuis quelques temps que ce serait tellement le pied de vivre sans le flip constant d’être rejeté, et qu’au fond ça tenait qu’à lui, que, comme Canada, il pourrait bien se suffire à lui-même, s’il voulait, s’il pouvait, s’il… Chut, chut, ne pense pas.
Ne pense pas, et pourtant, il aurait fallu s’occuper l’esprit en cours de route, parce que ladite route était longue jusqu’aux frontières du quartier italien. Ouaip, il s’y était rendu, sans attendre davantage : il était seul et dehors, il n’y avait pas eu l’obstacle de l’excuse à fourguer pour se tirer.

La neige tombait toujours, mais ici, elle semblait tellement plus clean, loin des maigres amas grisâtres et sales qu’elle formait dans son quartier, et la nuit elle-même semblait plus claire… Sûrement que le noir opaque est has-been ou un truc du genre. Les représentants de ce quartier étaient particuliers dans leur genre, maiiiis Allen les aimait bien, ou plutôt, il s’abîmait volontiers dans le matage éhonté du physique très avantageux l’une et avait fini par apprécier l’autre au terme d’une cohabitation péremptoire qui avait putainement mal commencée.

C’était à l’appel du deuxième qu’il avait consenti à déplacer sa carcasse depuis le quartier américain jusque là. Le but ? Aucune idée. Probablement pas le simple et immense honneur de lui faire traîner son cul et sa batte à travers la moitié de la carte, mais difficile d’en dire davantage. Les derniers évènements concernant l’harmonie absolue entre Flavio et les têtes pensantes de la tribu, il n’en avait même pas connaissance ; quant à la relation des deux italiens, elle était, pour ce qu’il pouvait en savoir, suffisamment fluctuante pour varier du tout au tout d’un moment à l’autre. Encore que là où il s’en était arrêté, l’affaire de la rupture par lettre hardcore interposée, Lucrezia ne l’avait peut-être pas avalée si facilement, mais eh. Va savoir, avec eux.

Il était venu parce que malgré son incroyable propension à foutre l’anglais en rogne, Flavio était un type bien. Un pote. Un ami. Et que cette espèce-là, dans ce monde sûrement encore plus que dans n’importe quel autre, ça se compte sur les doigts d’un lépreux. Et c’était l’expression de sa volonté à lui, pas un truc expressément demandé par les hautes instances, et l’un des rares points sur lesquels il se passait de l’approbation british. S’en passer, juste. Pas lui claquer de la sédition en pleine poire. De révolution, la seule chose dont Allen est capable, c’est l’évolution. Même si ça n’en a pas l’R.

Arrivé à l’endroit dit, il jeta un coup d’œil alentours, son regard rougeâtre fouillant le périmètre nocturne, alors qu’il hissait sa masse sur un muret, pour s’y asseoir… et attendre. Moui. Une rencontre de nuit, précisément aux limite du quartier italien, au lieu de payer une visite ou de fixer un rendez vous au bar ? Ça sentait pas super bon, le coup de la convo solo… Et si ça pue, l’italien, qui est quand même objectivement une grosse fourbasse, on va pas se mentir, n’est clairement pas du genre à laisser saturer son air.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Panégyrique de la fondante et autres trucs [Flavio]   Lun 2 Jan - 1:48

Vargas Flavio

Jones Allen

Panégyrique de la fondante et autres trucs
Cela faisait à présent quelques jours qu'il était installé entre ses murs qu'il connaissait que trop bien. Un soupir lasse lui échappa. Il avait l'habitude de rester enfermé, caché. Ce n'était pas une première. Mais pourtant il y avait une chose qui changeait des autres fois. Une chose qui était très importante. Le regard de l'italien s'attarda sur un cadre abaissé, la photographie étant caché, puis son regard s'arrêta sur sa poupée. Il se leva de son siège et attrapa la poupée, caressant du bout des doigts celle-ci. Même son trésor ne parvenait pas à combler ce sentiment qui lui serrait la poitrine.
Une seule pensée lui échappa : Pourquoi en est ce arrivé ainsi ?
Il repensa à la dernière discussion amicale qu'il avait eu au bar. Oui il était possessif, colérique, égoïste. Il l'admettait. Il était devenu le poison des autres, et une autre et devenu le sien. Voilà pourquoi les choses en étaient arrivé là. Même les choses qui lui étaient précieuses finissaient par devenir son poison. Le blond reposa doucement la poupée. Et ce dirigea vers un vieux coffre poussiéreux.

Pourtant malgré sa situation il gardait confiance, oui une confiance qui n'arrivait pas à étouffer. Une flamme qui continuait à brûlé dans son corps froid. Peut-être qu'au vu des derniers événements cette flamme s'éteindra d'elle même ? Qu'importe il avait couru le risque. Il voulait parler à la dernière personne qu'il considérait réellement comme un ami. Une personne qui même si les idées étaient différentes des siennes, ne l'avait pas forcé. Et surtout qui a été le plus sincère envers lui. Et cette sincérité avait beaucoup touché Flavio. C'était comme une bougie qui l'avait éclairé un temps quand il se sentait prit dans le brouillard. De plus il avait besoin de parler. Peut-être que la discussion irait bien, ou tout le contraire. C'était un coup à tenter. Il avait donc envoyé un simple message, un rendez-vous, pour ce dernier ami.

Flavio enfila un ancien uniforme, c'était de très vieux habits, ça le faisait un peu râler. Mais il préférait tout de même avoir une tenue soignée, à défaut d'avoir la dernière tenue à la mode. Il laissa un petit mot, à sa « colocataire d'infortune » , pour lui intimer de rester dans la chambre qu'il lui prêtait. Et de ne faire aucun bruit jusqu'au matin. Avant de sortir de sa planque il attrapa son sac « A malice ». Juste au cas où, il faisait confiance à son ami américain, mais ils n'étaient pas à l'abri qu'un intrus débarque pendant la rencontre. L'italien sortit alors de sa cachette, en actionnant le bon mécanisme. Et sortit pour la première fois depuis longtemps à l'air libre. Le froid s'infiltrait dans ses vêtements, et lui mordait la peau. Mais là cela l'importait peu. Il profitait de cet air glaciale, de cette neige qui tombait. Il se rendit à la limite, cherchant Allen du regard. Flavio se risqua même à l'appeler.
« Je suis là... C'est Flavio. »
Revenir en haut Aller en bas
 
Panégyrique de la fondante et autres trucs [Flavio]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» adresses des signaleurs et autres trucs du même genre
» FireFox 4 : Trucs et astuces
» Camembert pané
» Aspect Technique de la création pour d'autres logiciels
» Proposer d'autres polices d'écriture

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Monde :: Europe :: Italie-
Sauter vers: